L’artiste au coeur de l’innovation sociétale

Dans un monde où l’artiste est souvent l’ouvrier de l’économie créative, nous voulons remettre l’artiste au cœur de la démarche créative et sociétale.

L’artiste interroge le sens, les fondements, les perspectives… il n’est pas juste là pour créer des produits ou participer à l’embellissement de surface d’un monde devenu insupportable.

Nous mettons la démarche artistique et transversale au cœur de notre développement. Nous interrogeons les modèles économiques du monde artistique et souhaitons faire que l’artiste ne soit pas dans l’obligation de produire pour être valorisé.

Nous souhaitons mettre l’artiste au cœur de la démarche sociétale afin de nous aider à décloisonner nos esprits et vivre une re-naissance de l’être au profit d’un monde basé sur les valeurs humanistes et écologiques plutôt que sur un matérialisme et de la compétition.

Nous considérons l’éducation populaire comme un accès à l’art sous toutes ses formes. L’art se veut populaire car démocratisé dans sa pratique et dans son approche.

Le propre de l’Artiste est de ne pas avoir été coupé de son monde intérieur et de ses liens avec l’Univers, ou qu’il les ait retrouvés. C’est ce qui lui permet à travers son œuvre soit d’être un lanceur d’alertes, soit de redonner du Sens à notre civilisation égarée et de provoquer l’interrogation de son public sur leur vécu dans ce monde.

Sa liberté d’être et d’agir est là pour aider ceux qui approchent son travail, à s’ouvrir et développer leurs propres talents et potentialités. Avant toute chose, c’est sa liberté que les autres doivent protéger.

L’Art est inné car au préalable il existe dans les formes et structures de la nature de l’infiniment petit à l’infiniment grand, mais il est bridé par le premier contact avec l’éducation mal comprise de notre société.

Le déploiement des talents – de tous les talents – peut et doit se faire naturellement par la fréquentation de la nature, l’observation de la vie et les échanges avec les autres. C’est ce contact rompu qui a permis de faire dévier notre civilisation.

Les enseignements des anciens doivent être accessibles à tous, ne sauraient être oubliés, il faut au contraire les retrouver et les ré-adapter à nos connaissances actuelles.

En somme, chacun ayant en soi la capacité de créer, même s’il n’en fait pas l’occupation de sa vie, c’est aussi sa part de liberté, et à ce titre, elle doit aussi être protégée.

Nous souhaitons permettre de créer un réseau de ‘héros’ au féminin et au masculin pluriel qui, tour à tour, sont ‘gardiens’ des uns des autres ; un espace – temps aussi de ressources pour accueillir l’enfant et sa source en voie de jaillissement ; un socle de valeurs communes dont le respect mutuel du différent et la conscience de notre reliance.

Dans notre société, notre valeur humaine intrinsèque est encore (trop) souvent amalgamée avec une valeur “marchande”, ce que nous pouvons produire, générer ou obtenir en termes d’argent. Pourtant, le plus beau et le meilleur de nous ne peut nécessairement se comptabiliser, s’évaluer ni se marchander ; ne peut se réduire à notre capacité de production.

Il nous revient à nous, individu(e)s, de trouver le chemin qui différencie le “faire” de l’“être”.

Etre accompagné(e)s peut nous y aider. Le déploiement des talents de chacun(e) favorise le développement de nos richesses et relations humaines.

En cela, le modèle artistique est au cœur du modèle de ‘communauté’ souhaité. Et l’artiste en soi, reconnu et soutenu dans sa « liberté d’être et d’agir », est bien au cœur de notre développement.

ps : ces lignes sont au coeur de notre #CodeSocial dans le modèle artistique et culturel. Nous les partageons avec « La Révolution du Sourire ». La démarche #CodeSocial permet concrètement de relier des intentions entre des organisations, des projets et des idées et ainsi renforcer les liens dans le cadres du développement de catalogue contributif puissant.

ps’: l’image en avant est un hommage à l’oeuvre de Yann Leguennec